Quels implants mammaires choisir pour augmenter le volume de vos seins ?

Augmentation du volume des seins, quels implants mammaires choisir ?

Le Docteur Benjamin Sarfati, chirurgien esthétique à Paris, répond à toutes les questions que vous vous posez sur l’augmentation mammaire par implant.

Quel type d’implant mammaire choisir ?

Il existe deux types de prothèses mammaires : les implants ronds et les implants anatomiques. Le choix entre l’un et l’autre dépend du résultat voulu par la patiente.

Implant mammaire rond

Les prothèses rondes sont peuvent être remplies de gel de silicone ou de sérum physiologique

Les prothèses rondes sont aujourd’hui les plus utilisées. Elles peuvent être remplies de gel de silicone ou de sérum physiologique.
Les implants ronds ont l’avantage de prendre une forme anatomique naturelle spontanément lorsque la projection n’est pas trop importante et leur membrane est plus lisse et souple que les prothèses anatomiques.
Elles donnent un effet pigeonnant à la poitrine en apportant du volume au niveau de la partie supérieure du sein. Ce type de prothèse est recommandé pour les patientes qui ont un sein bien formé mais avec un volume faible, ou les patientes avec des seins vidés suite à la grossesse.

Implant mammaire anatomique

grâce à leur forme irrégulière en goutte d’eau, les prothèses anatomiques augmentent le galbe du sein dans sa partie inférieure

Les prothèses anatomiques sont particulièrement intéressantes pour les patientes chez lesquelles la partie inférieure des seins n’est pas assez développée. En effet, grâce à leur forme irrégulière en goutte d’eau, elles augmentent le galbe du sein dans sa partie inférieure. Elles sont également particulièrement employées lors de la reconstruction mammaire après un cancer.

Leur forme particulière rend également le résultat de l’augmentation mammaire plus naturel, car le décolleté est moins rempli qu’avec les prothèses rondes.
Les implants anatomiques sont remplis de gel de silicone cohésif, ce qui signifie que le gel ne coule pas en cas de rupture de la membrane. Leur principal inconvénient est qu’il peut arriver (dans 5 à 10% des cas) que les prothèses tournent sur elles-mêmes. Il faut dans ce cas pratiquer une nouvelle intervention chirurgicale pour les repositionner.

Projection de l’implant mammaire

Une fois le choix de la forme de l’implant défini, il faut choisir l’importance de la projection de la prothèse.
Les principaux critères qui définissent le choix de la projection sont la souplesse et l’épaisseur de la peau de la patiente. Si la peau de la patiente est détendue, notamment à la suite d’une grossesse, on privilégiera une projection importante afin que le sein soit bien rempli. Si, au contraire, la patiente a une peau ferme et tendue, on choisira une projection faible à modérée, afin de ne pas abîmer la peau ni créer des vergetures.

De manière schématique, on peut résumer le choix de la projection de l’implant comme suit :
– Projection faible : idéale en cas de ptôse mammaire, pour redessiner les contours des seins
– Projection modérée : donne un aspect galbé naturel à la partie inférieure du sein
– Projection forte : donne un aspect bombé plutôt naturel
– Projection extra-forte : donne un aspect pigeonnant peu naturel

Le choix de l’implant se fait donc en fonction du résultat attendu par la patiente.
Pour un sein en forme de poire au rendu naturel, privilégiez une prothèse ronde à projection modérée ou une prothèse anatomique.

Pour obtenir un décolleté pigeonnant même sans soutien-gorge, dirigez-vous vers un implant mammaire rond.
Si vous souhaitez une augmentation importante du volume de votre poitrine, tout en conservant un rendu naturel, l’implant mammaire anatomique est l’idéal.

Enfin, pour une augmentation mammaire modérée et naturelle, choisissez la prothèse mammaire ronde.

Où placer l’implant mammaire ?

Une fois le type d’implant choisi, le chirurgien esthétique doit définir le positionnement de l’implant. On distingue aujourd’hui trois techniques de positionnement : la position rétroglandulaire, la position rétropectorale et le dual plan.

Position rétroglandulaire

Lorsque la prothèse est placée en position rétroglandulaire, cela signifie qu’elle se situe en arrière de la glande mammaire et en avant du muscle pectoral. Ce positionnement est recommandé pour les femmes avec une peau de bonne qualité et un peu de graisse à l’endroit où l’implant sera posé.

Les principaux avantages du positionnement rétroglandulaire des prothèses mammaires sont :
– Une période de récupération plus courte
– Pas de déformation du muscle pectoral lorsqu’il est contracté
– Un aspect naturel au toucher
– La possibilité de mettre des implants avec un volume important

Cependant, cette méthode présente également quelques inconvénients :
– Possibilité d’interférence lors des mammographies
– Risque du développement d’une contracture capsulaire (réaction inflammatoire au niveau de la prothèse)
– Possibilité d’une usure plus importante de la peau

Position rétropectorale

La mise en place d’un implant mammaire en position rétropectorale signifie que la prothèse est placée derrière le muscle pectoral. Cette technique est particulièrement indiquée pour les patientes minces avec une glande mammaire peu développée.

Ses principaux avantages sont :
– Un aspect visuel naturel
– Une réduction du risque de contracture capsulaire
– Peu d’interférence lors de la mammographie

Cette méthode possède également différents inconvénients :
– Une période de récupération plus longue
– La déformation du muscle pectoral lors de sa contraction
– La limitation du volume de l’impant

Dual plan

Cette technique a été mise au point par le chirurgien américain John B Tebbets au début des années 2000. Son intention était de diminuer les inconvénients liés aux positionnements rétroglandulaire et rétropectoral.
Lorsque la prothèse mammaire est placée selon la méthode Dual Plan, cela signifie que sa partie haute est placée derrière le muscle pectoral tandis que la partie basse est positionnée derrière la glande mammaire.

Cette technique permet d’obtenir les différents avantages du positionnement rétroglandulaire et rétropectoral tout en évitant leurs principaux inconvénients :
– Diminution des douleurs post-opératoires
– Pas de déformation du muscle pectoral lors de sa contraction
– Aspect visuel et toucher naturels

Où placer les cicatrices ?

Lors de la pose d’un implant pour une augmentation mammaire, le chirurgien esthétique peut positionner la cicatrice à trois différents endroits : autour de l’aréole, au niveau du sillon sous mammaire ou au niveau de l’aisselle.
Le chirurgien peut positionner la cicatrice à trois endroits : autour de l’aréole, au niveau du sillon sous mammaire ou au niveau de l’aisselle

Autour de l’aréole

La voie aréolaire permet de placer la cicatrice au niveau de la partie basse de l’aréole. Le résultat obtenu est une cicatrice très discrète, surtout si l’aréole de la patiente est suffisamment claire.

Cette technique permet de positionner les implants de façon très précise. Elle est donc particulièrement utilisée pour la pose de prothèses anatomiques. Cependant, le chirurgien doit veiller à parfaitement positionner la cicatrice, pour qu’aucune trace ne soit visible.

La voie aréolaire n’est pas conseillée aux patientes avec des petites aréoles.

Sous le sein

La voie sous mammaire permet de placer la cicatrice sous le sein, au niveau du sillon sous mammaire. La cicatrice est donc naturellement cachée par le sein, qui a tendance à retomber dessus. Cette technique permet d’éviter de traverser la glande mammaire.

La voie sous mammaire permet un positionnement très précis des implants et est donc particulièrement indiqué en cas de pose de prothèses anatomiques.

Creux de l’aisselle

La voie axillaire permet de placer la cicatrice sous le bras, au niveau de l’aisselle. La cicatrice est donc naturellement dissimulée lorsque les bras sont le long du corps.

La voie axillaire offre une possibilité de positionnement moins précise que les voies aréolaires ou sous mammaires. Elle est donc déconseillée pour la pose d’implants anatomiques.

Quel volume choisir ?

Le volume des implants mammaires varie entre 125 et 575 centimètres cube. Le chirurgien esthétique et la patiente définiront ensemble le volume idéal, en fonction des souhaits mais aussi de la morphologie de la patiente.

En effet, pour un résultat naturel, il faut que l’augmentation mammaire ne soit pas trop importante. Par exemple, pour une patiente fine, il est déconseillé de poser un implant trop volumineux, car cela provoquerait un déséquilibre de la silhouette.
Pour gagner en moyenne une taille de bonnet (passer d’un bonnet A à un bonnet B, ou d’un bonnet B à un bonnet C par exemple), la prothèse idéale fait 200cc. Pour une augmentation plus importante, en moyenne un bonnet et demi, on privilégiera une prothèse de 300cc.

Le Dr Benjamin Sarfati, chirurgien esthétique à Paris, vous accompagne tout au long de la procédure d’augmentation mammaire afin de vous offrir un résultat sûr et qui correspond à vos attentes.

Découvrez toutes les informations utiles sur l’augmentation mammaire avec implants.

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